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Plus de 350 professionnels du cinéma se sont rassemblés
dans le Palais des Festivals de Cannes pour assister à l’aprés-midi
de l’Observatoire européen de l'audiovisuel sur la vidéo
à la demande qui a eu lieu samedi. C’était un record
de fréquentation par rapport aux précédents ateliers
organisés par l’Observatoire à Cannes.
| Le Directeur exécutif de l’Observatoire,
Wolfgang Closs, a déclaré que le
nombre sans cesse croissant de professionnels du cinéma
assistant à la matinée de l’Observatoire à
Cannes constitue une preuve de la confiance des professionnels
envers les travaux de l’organisation. M. Closs a également
relevé que « le sujet choisi de la vidéo à
la demande a clairement touché sa cible, s’agissant
d’un sujet « chaud » pour le marché
du film de cette année ». |
Wolfgang
Closs

Aviva
Silver
André
Lange
Francisco
Cabrera-Blazquez

Stef van Gompel |
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Serge Siritzky,
Président Directeur Général de la revue française
Ecran total, a animé le débat avec brio.
Aviva Silver, Chef d’unité du Programme
MEDIA de la Commission européenne, a ouvert le débat
en apportant son sentiment sur les opportunités que la
vidéo à la demande offrira aux producteurs et aux
nouveaux projets potentiels. À propos du titre de la conférence,
Mme Silver a fait observer qu’il mettait en opposition la
vidéo à la demande et le cinéma alors que
« la vidéo à la demande pour le cinéma
» aurait été une formulation plus juste. Elle
a abordé les inévitables influences que cette nouvelle
méthode de distribution aura sur la chaîne de valeurs
et a affirmé que « le programme MEDIA a toujours
été proche des ayant droits ». Elle a conclu
qu’il serait nécessaire de tenir compte du numérique
et des nouvelles opportunités qu’il allait offrir
pour l’avenir.
Gauche
: Serge Siritzky |
Susan Newman-Baudais, du Département
Informations sur les marchés et les financements de l’Observatoire,
a présenté le traditionnel tour d’horizon
de la fréquentation des salles de cinéma de l’année
dernière. La fréquentation avait globalement augmenté
en 2006, a-t-elle fait remarquer, par rapport à une année
2005 décevante. Elle a démontré que, sur
les 50 dernières années, le développement
de nouvelles technologies a clairement influencé les
chiffres de la fréquentation. La question clé
concerne évidemment les chiffres qui seront enregistrés
en 2007.
[Voir la présentation de Susan Newman an anglais ]
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Susan
Newman-Baudais |
De
gauche à droite : un public nombreux et attentif |
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Un nouveau rapport, intitulé Vidéo à
la demande en Europe, a ensuite été présenté
par André Lange, responsable du Département
Informations sur les marchés et les financements de l’Observatoire,
et Laure Kaltenbach, Chef du bureau des évaluations
économiques, Direction du développement des médias
(DDM). Ce rapport a été rédigé par
NPA Conseil, en coopération avec l’Observatoire et
la DDM.
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Laure
Kaltenbach
Ruth Hieronymi |
André Lange a déclaré qu’avec
plus de 150 services opérationnels en Europe, la vidéo
à la demande existe en tant que véritable secteur
du marché même si l’absence globale de données
rend difficile l’estimation de sa véritable importance.
En revanche, on peut espérer que sur le long terme, l’effet
de « longue traîne » de la vidéo
à la demande bénéficiera aux films européens.
[Voir la présentation d'André
Lange en anglais ]
Laure Kaltenbach a souligné que « 70 % des
contenus les plus recherchés sur YouTube sont des contenus
protégés par les droits d’auteur ».
Le moment était venu de laisser la place à la partie
juridique de la conférence.
[Voir la présentation de
Laure Kaltenbach ]
Francisco Cabrera-Blazquez, du Département
Informations juridiques de l’Observatoire, a abordé
la question de l’utilisation des DRM gestion numérique
des droits dans ce domaine [voir
IRIS Plus 2007-01 ].
Stef Van Gompel, de l’Institut du Droit
de l’Information d’Amsterdam, a parlé de la
distribution des œuvres orphelines en vidéo à
la demande. Il a souligné que, selon une enquête
conduite par l’Association des Cinémathèques
européennes, « plus de 50 000 titres issus des
archives européennes peuvent être considérées
comme des œuvres orphelines ». [Voir
la présentation de Stef van Gompel en anglais ]
Ruth Hieronymi, Députée au Parlement
européen et Présidente de l'intergroupe sur la politique
audiovisuelle, a présenté l’état d’avancement
de la directive Télévision sans frontières.
Elle a indiqué que la révision de cet instrument
juridique arrive « juste à temps » et que ce
soutien européen aux services non linéaires représentera
« une chance pour tous les producteurs de l’UE ».
Elle a également insisté sur le devoir d’assurer
une bonne interopérabilité entre l’ensemble
des services proposés, celle-ci étant actuellement
insuffisante. |

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L'Observatoire européen
de l'audiovisuel
Institué en décembre
1992, l’Observatoire européen de l’audiovisuel
a pour objectif de collecter et de diffuser les informations relatives
à l’audiovisuel en Europe. L’Observatoire est
un organisme de service public européen, composé
de 37 Etats membres et de l'Union Européenne, représentée par la Commission Européenne.
Il exerce son activité dans le cadre juridique du Conseil
de l’Europe et travaille en collaboration avec un certain
nombre d’organismes partenaires et professionnels du secteur
audiovisuel, ainsi qu’avec un réseau de correspondants.
Outre ses contributions aux conférences, ses principales
activités consistent en la publication d’un annuaire,
de rapports et de lettres d’information, la compilation
de bases de données et la fourniture d’informations
grâce au site Internet de l’Observatoire (http://www.obs.coe.int).
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